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Après avoir épuisé les possibilités de la flûte à bec au collège, je rencontre à l'âge de 10 ans, les frères Pol et Hervé Quefféléant, du groupe An Triskell, à l'occasion d'un concert où ils accompagnaient la Chorale du Bout du Monde, alors dirigée par René Abjean,dans laquelle chantait ma grand-mère, Janine Pichon. Et c'est le déclic. Je tente alors, vers mes 13 ans, de prendre des cours au conservatoire national de Brest, où l'on me rétorque que la harpe, c'est jusqu'à 8 ans maximum, que je peux à la rigueur essayer le saxophone... pas trop le même style!
En 1994, je participe donc pour la première fois au stage de Janet Harbison, à Amzer Nevez, stage sui précède chaque année le festival interceltique de Lorient. Cette harpiste à l'énergie inépuisable me fait découvrir la richesse de la musique irlandaise, et la joie qui se dégage de ces danses. Le désir d'en jouer ne va plus me quitter. L'année suivante, je participe à nouveau au stage d'Amzer Nevez, avec cette fois, Katrien Delavier en tant que professeur. Alors qu'avec Janet, j'avais découvert le "swing" de la musique irlandaise, Katrien m'appris à poser ma technique par le choix de doigtés précis, qui me permettent encore aujourd'hui de jouer de façon toujours plus rapide et légère. C'est avec une très grande tristesse que j'appris sa disparition 2 ans plus tard, alors même que je commençais tout juste à comprendre le bien fondé de ses conseils. Il s'ensuit alors une période de flottement, pendant laquelle je dois concilier la pratique de la harpe avec des études prenantes. C'est pourtant à cette époque que je participe avec Hoëla Barbedette au Kan ar Bobl pour le concours de Duo de harpes, sous le nom de Gevellen (jumelles), que nous remportons avec une "mention" spéciale du jury! Hélas, je dois une nouvelle fois quitter ce que j'avais entrepris pour aller travailler sur Paris, alors que je m'étais jurée de ne jamais y mettre les pieds. J'y vais comme on va au goulag, mais je découvre petit à petit que tous les parisiens ne sont pas parisiens, qu'il y en a même qui parlent breton, et que quand bien même ils seraient parisiens, il y en a des biens! Je rencontre Frédérique Pinot, qui fait alors surtout de la musique médiévale avec le groupe Charivarythme. Je sors enfin de ma réserve pour me rendre compte qu'il y a en fait peu de harpistes sur Paris, et qu'ils sont souvent isolés. Je décide donc de créer un site qui se veut avant tout fédérateur, en permettant à chacun d'y trouver professeurs, contacts, conseils et partitions. Le site va s'étoffer progressivement pour inclure un collectage d'airs irlandais notamment, un cours en ligne, et toutes sortes d'infos sur le "petit" monde de la harpe celtique.
Enfin, je vais animer divers stages de harpe irlandaise au cours de 2004, notamment à la Mission Bretonne à Paris, dont les dates seront disponibles en page Agenda / Stages France. |